S'installer à Beaumont

Albert PARISSOT, Sénateur de l’Eure

Albert Parissot naît à Paris le 6 septembre 1845 dans la famille du fondateur du 1er des grands magasins parisiens : « la Belle Jardinière », dont son père était directeur.

Il fait ses études au collège Sainte Barbe puis à la faculté de Droit, puis verse dans l’agriculture et la politique. Dès 1870, il s’installe au château de Fumechon, propriété de son père  dont il resta toujours très proche. A la mort de celui-ci, en 1895, la Musique de Beaumont est présente à l’office religieux célébré à l’Eglise Saint Philippe du Roule à Paris. L’allée du château familial était fermée par une grille récupérée en même temps qu’une statue de l’Impératrice Eugénie aux Tuileries durant la semaine sanglante de mai 1871. Sur la route de l’exil, Eugénie fit une halte dans l’Eure dormant à l’auberge du « Soleil d’Or »  à la Rivière Thibouville. Une maison de Beaumont le Roger fut en souvenir appelée Villa Eugénie.

En 1884, il devient Maire de Thibouville et le restera toute sa vie. En 1892, il est élu Conseiller Général du canton de Beaumont le Roger puis en 1895 Sénateur de l’Eure. Il est réélu en janvier 1903, son mandat prendra fin à son décès en 1911.

Portant un grand intérêt pour le monde paysan, il fonde le 1er syndicat agricole de Bernay, crée des fermes modèles. Sa règle de vie : « Je ne prête pas, je donne ». Il utilise la fortune familiale à des oeuvres d’utilité publique : écoles, casernes de pompiers, donations, réfections d’églises (il offre même un vitrail à l’église de Launay).

Quand il est au Sénat, il s’engage à construire des bâtiments pour le département de l’Eure. Dans la forêt de Beaumontel dont il est propriétaire, il fonde le Parc Parissot qui relie cette commune à celle de Beaumont le Roger. Il y fait également construire un petit pavillon forestier qui porte les armoiries du village.

A la fin de son mandat de Sénateur, il se retire dans une petite propriété à Beaumontel. Il meurt le 6 juillet 1911 à Paris. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris, par contre son coeur fut enfermé dans un petit coffre pour être enfoui dans une forêt de l’Eure.

A sa mort, il lègue 10 000 francs à chacune des 20 communes du canton de l’Eure sauf à Thibouville (30 000 francs). Il lègue 60 000 francs à Bernay et à Beaumont pour leurs bureaux de bienfaisance. Il offre sa forêt à Beaumontel à condition qu’elle reste ouverte au public et soit entretenue  grâce à un legs de 50 000 francs et une maison pour le gardien.

Près de la gare de Beaumont le Roger, on peut voir un buste sculpté à sa mémoire.